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Togouna News
23. déc.
2016
NTIC
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Innov’action Bamako: faire de l’innovation technologique le moteur du développement du Mali.

Du 16 au 18 décembre 2016, Donilab a donné réuni à Bamako, les utilisateurs des nouvelles technologies. A travers « Innov’action », Donilab et ses partenaires dont la communauté des bloggeurs « Doniblog », la capitale Malienne est devenu en 3 jours, la vitrine essentielle pour les nouvelles technologies.  1er du genre, Innov’action avait pour objectif  de faire de l’innovation le moteur du développement au Mali.

Innov’action Bamako

Durant 3 jours, des experts venus de la sous région ont fait du coaching et partager leurs expériences et leurs réussites avec les jeunes maliens. Ainsi, plus de 400 jeunes utilisateurs des nouvelles technologies se sont vus renforcer grâce à des ateliers de formation sur la thématique du business model, du crowdfunding, du blogging de la cartographie numérique etc.

Des ateliers de blogging

L’atelier sur le blogging animé par la communauté des blogueurs du Mali (Doniblog) a permis de faire comprendre aux participants la place du blogueur dans le processus de paix engagé par l’Etat malien.

Selon Stephen Kochuba, directeur des Affaires Publiques de l’Ambassade des Etats Unis au Mali, de tous les projets qu’il a financé au Mali depuis son arrivée, Innov Action est celui qui a le plus retenu son attention, car il comporte deux enjeux stratégiques majeurs: la jeunesse et les nouvelles technologies de l’information.  Pour le diplomate américain, les nouvelles technologies de l’information, peuvent être un levier du développement des pays qui tentent de les maîtriser. Il a pour terminé souhaité que les participants outillés  à la connaissance générale en développement d’application mobile, sur le blogging et l’esprit d’entrepreneuriat, forment un réseau qui connecte leurs organisations. Au cours de cette première édition d’Innov’action, plusieurs projets étaient en compétions, 78 environs.

Trois iniatives gagnent des prix

  • Le projet « Appli’tude » a été classé premier. Appli’tude est une application téléchargeable gratuitement sur les Smartphones, les tablettes, les ordinateurs, qui permet aux lycéens et étudiants d’avoir accès aux cours en ligne.
  • La 2ème place est occupée par le projet «www.sani-fere.com », qui  est un site de vente et achat en ligne adapté aux réalités maliennes. Sur sani-fere.com sont vendus des produits neufs de qualité, dans les catégories suivantes: l’électronique, la mode, l’électroménager, et bientôt l’alimentaire dont les articles pourront être payés à crédit. Produits qui seront également achetables par les maliens de la diaspora pour leurs proches restés au Mali.
    La 3ème place est revenue au projet  « Karte à puce électronique ». Cette carte à puce électronique est une invention Made in Mali, qui sert à sécuriser les motos Djakarta, voitures et autres, fonctionnant avec un adaptateur de carte téléphonique et deux serveurs reliant le moteur à la carte. Il faut noter qu’Innov’action a bénéficié de l’accompagnement financier de l’ambassade des Etats Unis au Mali.
  • La 3ème place est revenue au projet  « Karte à puce électronique ». Cette carte à puce électronique est une invention Made in Mali, qui sert à sécuriser les motos Djakarta, voitures et autres, fonctionnant avec un adaptateur de carte téléphonique et deux serveurs reliant le moteur à la carte. Il faut noter qu’Innov’action a bénéficié de l’accompagnement financier de l’ambassade des Etats Unis au Mali.
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Article : Institut de Formation des Maitres de Tombouctou: cruelle condition de vie des étudiants
Education
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14 décembre 2016

Institut de Formation des Maitres de Tombouctou: cruelle condition de vie des étudiants

Les étudiants de l’Institut de Formation des Maitres (Hégire) de Tombouctou ont entamé depuis plus de 15 jours une grève pour réclamer le paiement de leurs bourses et de meilleures conditions de vie. En plus du retard de 2 mois dans le paiement de leur bourse, les conditions d’hébergements des étudiants se sont considérablement dégradées.

Institut de Formation des Maitres de Tombouctou: cruelle condition de vie des étudiants

Sur le retard des bourses, les étudiants disent n’avoir pas reçu leurs pécules depuis 2 mois. Venus pour la plupart de l’ensemble du territoire, les étudiants de l’hégire n’ont que la bourse pour subvenir à leur besoin.

En plus, n’ayant pas, pour la plupart, de tuteur à Tombouctou, les étudiants sont accueillis dans des dortoirs aménagés par les autorités scolaires. Ces dortoirs, faut-il le dire, sont dans un  piteux état, pire qu’une porcherie.

Aucun des deux dortoirs n’offre les conditions minimales pour l’hébergement des étudiants internes qui dormaient à même le sol, dans un espace sans électricité et dépourvu de systèmes sanitaires (photos).

En tout cas, une chose est claire à l’Institut de Formation des Maitres Hégire : les étudiants  ne sont pas prêts à reprendre le chemin des classes tant qu’ils ne seront pas mis dans leur droit. Ils promettent même d’entamer d’autres actions dans les semaines à venir.

L’Institut de Formation des Maîtres Hégire de Tombouctou est le seul établissement au Mali ayant pour vocation la formation d’enseignants en langue arabe. Les étudiants de cet institut viennent de toutes les régions du Mali dans le but de devenir à la fin de leur cursus, instituteurs de Medersa (école coranique). L’Institut de Formation des Maîtres Hégire de Tombouctou compte environ 300 étudiants dont plus de 150 sont logés dans les dortoirs.

 

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Article : Ce que le bloggeur malien retient de la CPI
Justice
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30 novembre 2016

Ce que le bloggeur malien retient de la CPI

La 15ème session de l’Assemblée des États Parties au Statut de Rome, qui institue la Cour pénale Internationale (CPI), s’est tenue du 16 au 24 novembre 2016  au World Forum Convention Center de La Haye, capitale des Pays-Bas. En marge de cette session, sur invitation du ministère des Affaires Etrangères du pays, une vingtaine d’hommes de médias et blogueurs, dont votre fidèle serviteur, a pris part à une série d’activités sur la CPI. Venus du Nigéria, de la Chine, du Sri Lanka, du Ghana, de la Gambie, de l’Afrique du Sud, de la Palestine, d’Israël, du Burundi et du Mali, les journalistes ont eu droit à des conférences et à la  visite des locaux de la CPI.

A l’issue d’une semaine d’intenses activités, je suis arrivé à la conclusion que la CPI est mal connue.

Ce que le bloggeur malien retient de la CPI
Ce que le bloggeur malien retient de la CPI

Ce qu’il faut savoir de la CPI

En juillet 1998, pour la première fois dans l’histoire, des Etats ont décidé de se soumettre à la compétence d’une Cour pénale internationale permanente chargée de poursuivre les crimes les plus graves commis sur leur territoire ou par leurs ressortissants. Cet engagement des Etats pour la CPI a été formalisé dans un traité appelé « Statut de Rome ». Il est entré en vigueur le 1er juillet 2002. Expliquant, les raisons de la création de la CPI, Janet Stéphanie, journaliste spécialiste du droit international, nous dira que la finalité première de la Cour est de prévenir et de mettre un terme à l’impunité des auteurs des crimes les plus graves touchant l’ensemble de la communauté internationale.

La CPI ne remplace pas les tribunaux nationaux. Chaque État a le pouvoir et le devoir d’exercer sa compétence pénale vis-à-vis des criminels. « La Cour ne peut intervenir que dans les cas où un État est dans l’incapacité ou n’a pas la volonté de mener à bien des enquêtes et de traduire en justice les auteurs de crimes », a rappelé Janet. Donc, lorsque la justice d’un pays arrive à distribuer convenablement la justice, la CPI n’a pas à intervenir. Par exemple, dans le cas du général Amadou Sanogo du Mali, la CPI n’intervient pas puisque le Mali s’est déclaré compétent et décidé à juger les personnes incriminées. Les seuls cas où la CPI peut être saisie en dehors de la volonté des  Etats concernent les personnes déférées devant elle par le Conseil de sécurité de l’ONU

La CPI ne dispose pas de forces armées ni de police propres. Elle doit compter sur la coopération des États, indispensable en ce qui concerne l’arrestation et la remise des suspects. Toutes les personnes jugées actuellement à la CPI lui ont été transférées par leur propre gouvernement. Dans le cas de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ont été remis à la CPI par le président Alassane Ouattara. L’Etat ivoirien a décidé de juger lui-même l’ex-première dame, Simone Gbagbo, qui est donc restée au pays. Le cas du président Soudanais, Oumar El-Béchir, prouve bien que la CPI n’a pas les moyens d’arrêter un suspect si un Etat membre ne le fait pas à sa place: Béchir circule tranquillement en Afrique alors qu’il est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la CPI.

Les personnes jugées à la CPI sont toutes issues de pays ayant ratifié le Statut de Rome. Sur la question de l’adhésion à la CPI, Fatou Ben Souda, procureure de la Cour, que nous avons rencontrée, dira que l’adhésion est une décision souveraine de chaque Etat. Elle précise que la CPI ne s’acharne pas sur l’Afrique: les Africains jugés par elle le sont soit parce qu’elle a été saisie par le Conseil de sécurité de l’ONU, soit parce que les intéressés ont été remis par leur propre gouvernement.

Critiques contre la CPI

La CPI est accusée de ne juger que des Africains et de pratiquer une justice des vainqueurs. De fait, sur  la dizaine de cas actuellement instruits par la Cour, 9 concernent des Africains. Au cours de la 15ème Assemblée des Etats parties, plusieurs délégués ont déploré que dans le ivoirien, seuls Gbagbo et Blé Gougo comparaissent alors que des chefs de guerre pro-Ouattara devraient ne sont pas poursuivis. Une autre faiblesse de la Cour est liée à la non-ratification du statut de Rome par de grandes puissances comme les Etats-Unis, la Chine ou la Russie. De plus, la Cour, faute de forces de police autonomes, n’est pas en mesure de traduire devant elle des suspects. Elle ne peut non plus prétendre poursuivre tous les suspects et doit se contenter de cibler les suspects qui paraissent porter la plus lourde responsabilité dans les crimes commis.

Au cours de la 15ème Assemblée des Etats parties, la question du retrait de certains pays a été évoquée. Les participants (410 délégués venus de 88 pays membres, 72 délégués venus de 18 États observateurs et 223 représentants  d’ONG)  reconnaissent que la CPI a des insuffisances, mais ils sont unanimes à reconnaître son importance sur l’arène internationale.Répondant à l’accusation selon laquelle la Cour elle ne jugerait que les Africains, les participants ont noté qu’à côté de la CPI  existe un tribunal spécial pour l’ex-Yougoslavie qui a jugé Slobodan Milosévic, Radovan Karadzic, Biljana Plavsic, etc. En plus, la liste des affaires de la CPI a commencé à évoluer. En janvier 2016, elle a ouvert sa première enquête hors d’Afrique, en Géorgie. Elle mène actuellement des enquêtes préliminaires en Colombie, en Afghanistan, en Palestine et sur les forces armées du Royaume-Uni déployées en Irak. La CPI, selon les participants, incarne les espoirs des populations à la justice. Ses imperfections ne doivent pas être une raison pour ses membres de cesser de coopérer avec elle mais au contraire, ils doivent l’aider à y remédier. La CPI, à en croire les participants, doit être soutenue car elle est le seul tribunal qui offre, à l’échelle internationale,une garantie contre l’impunité lorsque les tribunaux nationaux ne parviennent pas à juger les auteurs de crimes.

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Article : Affaire des « bérets rouges » : le général Sanogo sera jugé à Kayes
Faits Divers
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25 octobre 2016

Affaire des « bérets rouges » : le général Sanogo sera jugé à Kayes

Affaire des "bérets rouges"
Affaire des « bérets rouges »

Prévu pour être jugé au cours de la session de la Cour d’assises de Bamako tenue du 2 au 30 mai 2016, le dossier du général Amadou Haya Sanogo a été retiré du rôle et reprogrammée pour une session spéciale ultérieure. Selon des sources bien informées, le jugement du général Sanogo et de ses coaccusés posait de sérieux problèmes de sécurité et de logistique. En effet, les locaux de la Cour d’appel de Bamako qui devaient abriter les travaux risquaient de ne pas suffire à contenir la foule qui pourrait venir assister aux débats. De plus, il fallait mobiliser pour plusieurs semaines un très gros contingent de forces de l’ordre pour parer à toute éventualité. Sans compter que toutes ces mesures sécuritaires risquaient d’interrompre l’activité normale de la Cour d’appel de Bamako. C’est pour toutes ces raisons que le département de la Justice avait instruit de retirer le dossier des « bérets rouges » du rôle de la session du 2 mai 2016.

Mais que devient la session spéciale qui devait juger les accusés ? « Le budget de ladite session est bouclé depuis le mois de juin 2016 et les sommes nécessaires sont dans la caisse du régisseur du ministère de la Justice », nous confie une source proche du dossier. Pour éviter aux juges la pression des foules et, peut-être, de la presse, la ville de Kayes est désignée pour abriter la session spéciale : distante de Bamako d’un millier de kilomètres, la capitale de la première région ne connaît pas non plus de problèmes sécuritaires particuliers.

Rappelons que le général Sanogo et ses coaccusés comparaîtront devant les assises en même temps que plusieurs de ses compagnons d’armes dont les suivants:

– capitaine Amadou Konaré et sergent-chef Seyba Diarra, cerveaux du putsch du 22 mars 2012 ayant renversé ATT;

– général Ibrahim Dahirou Dembélé, chef d’état-major de l’armée au moment des faits,

– général Yamoussa Camara, ministre de la Défense au moment des faits.

Victime d’une tentative de contre-putsch, le 30 avril 2012, de la part des « bérets rouges », la junte de Sanogo a durement sévi contre les insurgés réputés proches du régime déchu d’ATT. C’est ainsi que 21 soldats et officiers « bérets rouges » seront enlevés et assassinés. Par qui ou sur ordre de qui ? C’est ce que le procès dira. Lorsqu’il a ouvert l’instruction du dossier, le juge Yaya Karembé du pôle économique de Bamako a d’abord posé l’inculpation d’« enlèvement de personnes ». Le 10 avril 2015, il a requalifié les faits en assassinats. Infraction retenue par la Chambre d’accusation, la juridiction d’instruction du second degré, qui, au passage, a mis hors de cause le général Sidi Alassane Touré, patron de la sécurité d’Etat (services secrets) au moment des faits.

Longtemps, le gouvernement malien a hésité entre le jugement des accusés et leur amnistie. Il semble que les tenants du jugement prennent, ces derniers temps, le dessus. D’où le futur procès de Kayes.

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13. oct.
2016
Politique
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Mali : hymne à la gloire des nomades politiques

Les hommes politiques maliens sont connus pour leur transhumance légendaire. Il ne se passe pas un jour sans qu’un homme politique quitte le parti qui l’a fait élire pour un autre. Qu’elle soit de l’opposition ou de la majorité, aucune formation politique n’est à l’abri de transhumance de ces militants, cadres et élus. Inspiré par un texte de l’écrivain Abdoulaye Mamani, extrait de son ouvrage  « Saraounia », j’écris un  hymne de bienvenu à tous les transhumants, qui pour la plupart le font parce qu’ils sont affamés. D’après la célèbre série ivoirienne « faut pas fâcher, nous nous amusons »:      

Hymne à la gloire des nomades politiques
Hymne à la gloire des nomades politiques

         

Frères et sœurs venus d’ailleurs, vous êtes les bienvenus en terre d’asile. Nous n’avons pas le même parler, nous n’avons pas les mêmes croyances, mais nous avons la même volonté : celle de manger à notre faim. Et vous appréciez encore plus que nous le prix de la pitance pour l’avoir perdue une fois.

Nous ne vous demanderons pas tout ce que vous avez enduré dans votre traversée du désert, tous les soifs et toutes les faims que vous avez connu. Oui, vous savez mieux que nous ce que coûte d’être soumis à la famine politique. Votre décision de fausser compagnie à vos maîtres vous honore et honore tous les hommes du pays de la transhumance.

Frères et sœurs venus d’ailleurs, vous êtes les bienvenus en terre bouffe. Ici, nul ne vous méprisera ni ne méprisera vos famine. Mangez qui vous plaît, buvez de la manière qui vous convient. Faites ripaille, manger le tô (patte de mil), le riz, le fakoye (sauce préférée des Songhaï) ou le tièbe (ris gras sénégalais) si le cœur vous en dit. Nul ne troublera vos repas car, vous êtes seuls responsables de votre ventre. Notre communauté est une communauté de parage où chacun mange selon sa force, ses habitudes et ses principes.

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Article : Révision constitutionnelle au Mali : gare à la loi de la minorité !
Politique
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3 octobre 2016

Révision constitutionnelle au Mali : gare à la loi de la minorité !

A l’instar de plusieurs pays de la sous-région, le Mali s’est engagé dans un processus de réforme constitutionnelle. Après deux tentatives de révision qui ont échoué, cette énième révision est partie pour réussir, car conditionnée par l’Accord pour la paix et la réconciliation signé avec les groupes armés du nord sous l’égide de la communauté internationale. Cet accord exige un aménagement législatif et constitutionnel pour prendre en compte les exigences des groupes armés qui, faut-il le rappeler, règnent sur les deux tiers du territoire national. Un comité d’experts chargé de la révision a été mis en place par le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita.

Désintérêt général

Contrairement aux précédentes tentatives, qui ont déchaîné des passions et une forte opposition, l’actuelle ne semble pas intéresser les Maliens. De fait, lors des deux premières tentatives, les  présidents en exercice étaient en fin de mandat; les Maliens ont cru à une manœuvre de ces chefs d’Etat pour se maintenir au pouvoir. Ibrahim Boubacar Keita est, quant à lui, à son premier mandat; ce constat, combiné à la quête générale de paix, pousse le citoyen lambda à croire qu’il n’y a pas de volonté du président en place de se perpétuer au pouvoir. Du coup, on ne voit personne se préoccuper  de la révision engagée.

Danger de personnalisation de la loi fondamentale

Cependant, il est impérieux que les Maliens à travers la société civile, les médias et les partis, restent vigilants car un grave danger plane. Chaque fois qu’il est question de la Constitution de 1992, c’est un devoir pour tous les Maliens de penser aux martyrs du 26 mars 1991 qui sont morts pour un Mali libre, démocratique, où la loi est égale pour tous. S’il faut revisiter la Constitution, il est important de s’assurer que cette opération soit faite dans le strict respect des principes en matière de procédure et de légalité.

Les constitutions proches de la perfection sont celles constituées de dispositions impersonnelles. Or l’Accord de paix fait la part belle à une catégorie de Maliens : dès lors, ne faut-il pas craindre l’introduction dans la nouvelle Constitution des dispositions personnelles, voire personnalisées ? Ces dispositions pourraient  se relier, par exemple, à un quota attribué aux ressortissants des régions du nord pendant les recrutements dans la fonction publique et dans les différents corps de l’armée ou de l’administration. Ce qui ressemblerait à une mesure discriminatoire lourde de nouveaux conflits. Le cas ivoirien illustre à merveille les conflits que pourraient occasionner des dispositions constitutionnelles inspirées de considérations personnelles (ôter à Alassane Ouattara toute possibilité de candidature à la présidentielle).

Il faut garder à l’esprit que la Constitution du 25 février 1992 est un symbole avant d’être une loi. Elle incarne les combats héroïques menés par le peuple malien pour la liberté plurielle. La signature de l’Accord d’Alger n’a pas mis fin aux hostilités au nord-Mali : elle ne saurait donc justifier que l’on détruise à son profit les principes actuellement reconnus par la Constitution. C’est plutôt le respect de ces principes qui renforcera la cohésion sociale et l’Etat de droit. En clair, l’Accord pour la paix et la réconciliation doit se conformer aux principes fondamentaux de la Constitution.  Le contraire signifierait la capitulation de la majorité des citoyens devant une infime minorité qui aura réussi à intimider le gouvernement en place.

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26. sept.
2016
Faits Divers
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Mali: Mohamed tente de violer la femme de son voisin et un officier veut le couvrir

L’affaire se déroule, le 29 août 2016, dans une concession commune située à Kalanban-Coura, Bamako. Dans cette concession cohabitent la famille du vieux Kalifa Sidibé et du nommé Djibril Diallo.

faits-divers

Tentative de viol

Mohamed Sidibé, fils du vieux Kalifa et étudiant en 2ème année  à l’Institut Universitaire de Gestion (IUG), pénètre dans la chambre du voisin, Djibril Diallo. Dans la chambre se repose l’épouse de Djibril Diallo.  Mohamed Sidibé, sans autre forme de protocole, se jette sur la bonne dame et tente de la violer. Elle crie à l’aide et se débat comme un beau diable. Alertés, les voisins accourent dans la chambre. Ils y trouvent Mohamed Sidibé, tout nu, dans la posture du violeur.  Il est très vite maîtrisé et mis en lieu sûr. Djibril Diallo, qui était au travail, est informé par sa mère. Avant de se rentrer à la maison, il passe par la gendarmerie du camp 1 de Bamako pour porter plainte. Face à la gravité des faits, la gendarmerie fait accompagner Djibril Diallo par 2 agents en uniforme. Ceux-ci procèdent à l’interpellation du nommé Mohamed Sidibé et le conduisent à la gendarmerie. Le dossier est transmis au gendarme Siramanka Traoré pour audition des parties impliquées. C’est alors que l’enquêteur reçoit l’ordre d’un haut gradé de la gendarmerie d’arrêter les enquêtes et de libérer l’apprenti violeur. Le gendarme Siramanka Traoré ignore l’ordre et continue son boulot.

A la tombée de la nuit, profitant du fait qu’il n’était pas gardé en cellule, Mohamed Sidibé saccage les armoires et les coffres de la gendarmerie. Il voulait, semble-t-il, mettre la main sur le procès-verbal d’audition et le déchirer. Rien n’y fait: le document est présenté au procureur de la République de la commune 5 de Bamako qui place Mohamed Sidibé sous mandat de dépôt le 31 aout 2016. La mise en détention de Mohamed Sidibé met son père, Kalifa, dans tous ses états.

Tentative d’agression physique

Le 4 septembre 2016,  Il paye les services de deux jeunes hommes pour donner une leçon à Djibril Diallo. Les voisins s’interposent entre les mercenaires et Djibril Diallo. Voyant que ses sbires ont été empêchés de faire leur travail, le vieux Kalifa Sidibé, âgé de plus de 70 ans, s’en prend personnellement à Djibril qu’il couvre d’injures. Ce dernier porte plainte encore une fois devant la gendarmerie du camp 1 contre le vieux Sidibé.  Au moment de son interrogatoire, le même haut gradé de la gendarmerie appelle et ordonne l’arrêt des poursuites contre le vieux Sidibé. En présence du plaignant, le gendarme enquêteur arrête, cette fois, la procédure et laisse Kalifa Sidibé tranquillement rentrer chez lui. Diallo va alors se plaindre au tribunal de la commune 5 de Bamako. Le procureur saisit le commissariat du 11ème arrondissement de police pour diligenter une enquête les faits reprochés au vieux Kalifa Sidibé. C’est sans compter sur le haut gradé de la gendarmerie qui, une nouvelle fois, téléphone au commissariat et demande à parler à l’inspecteur en charge du dossier.  Au téléphone, et toujours en présence du plaignant, il est demandé au policier de classer l’affaire. L’inspecteur en charge du dossier répond poliment qu’ayant reçu les instructions du tribunal pour dresser un procès-verbal d’enquête, il lui est impossible de classer l’affaire.  L’inspecteur de police poursuit donc sa procédure jusqu’au bout.

La revanche de l’officier

Curieusement, le 15 septembre 2016, un coup de tonnerre frappe la gendarmerie du camp 1: tous les gendarmes ayant travaillé sur le dossier de Mohamed Sidibé sont relevés et affectés ailleurs. Le principal gendarme enquêteur, Siramankan Traoré, est muté jusqu’à Tenenkou, en zone d’insécurité. Coïncidence ou règlement de comptes ? Dire que le Mali ne cesse d’exprimer sa volonté de combattre les agressions sexuelles à l’égard des femmes dont, selon  l’ONU-FEMMES, 3227 cas ont été recensés dans le pays de décembre 2013 à janvier 2016!   Mohamed Sidibé, pour l’heure, garde prison en attendant son procès. Affaire à suivre.

 

 

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Article : Mali : des prêtres anti-sorciers sèment la panique
Faits Divers
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6 septembre 2016

Mali : des prêtres anti-sorciers sèment la panique

Les populations de certaines communes de Koutiala situé à 400 km au sud de Bamako,  sont au bord de l’affrontement. La  cause: la présence de fidèles chrétiens spécialisés dans le démantèlement de réseaux de sorciers et dans la délivrance des personnes envoûtées.

Mali : des prêtres anti-sorciers sèment la panique
Mali : des prêtres anti-sorciers sèment la panique

L’histoire remonte à juin 2016. Un pasteur résidant à Worodara, au Burkina, et spécialisé dans la délivrance des personnes possédées, envoie certains de ses disciples au Mali pour répandre l’Evangile. Ayant choisi des communes rurales de Koutiala, ces prêcheurs, pour se faire mieux entendre, adaptent leur discours et leur art aux préoccupations des villageoi: au lieu de parler de l’Evangile, ils se mettent à vendre une potion censée soigner plusieurs maladies. Outre ce mélange d’eau et d’huile dont on s’enduit le corps, les prêcheurs organisent des consultations mystiques et des séances de prières tendant à délivrer des personnes envoûtées. Au cours de ces cérémonies, ils affirment à des gens qu’ils sont ensorcelés et proposent de démasquer les sorciers coupables.Puis, joignant le geste à la parole, ils font des incantations à la suite desquelles lesdits sorciers tombent en syncope; une fois réveillés, ils font des révélations sur leurs crimes. Les malades sont alors considérés comme désenvoûtées et les sorciers neutralisés au nom de Jésus  Christ.

Psychose dans les villages

Dans la commune de Tièrè, à 100 km de Koutiala, des sorciers démasqués sont, nous rapporte-t-on, passés aux aveux. « Je suis une sorcière et je fais partie d’une confrérie. J’ai  mangé plusieurs personnes par voie de sorcellerie. C’est ma tante qui m’a initiée à cette pratique », aurait déclaré une sorcière. Plusieurs vieilles femmes ont été accusées par les pasteurs d’avoir mangé leurs petit-enfants par le moyen de la sorcellerie. La situation crée vite un climat de méfiance et de tension entre parents et voisins dans la commune.

Dans le village de Sinkolo, même constat. Là aussi, des personnes sont accusées  de sorcellerie par les émissaires du pasteur de Worodara. Un sorcier démasqué aurait avoué: « J’ai tué 3 membres de ma famille après les avoir transformés en animaux. Je suis  également à  la base des échecs scolaires de certains jeunes du village. J’ai mangé en sorcellerie les fœtus de certaines femmes. J’ai offert  mon propre fils à ma confrérie. Je suce le sang des victimes ».

Le hic, c’est que les personnes accusées ou convaincues de sorcellerie font régulièrement l’objet de tentatives d’agressions de la part des villageois. Une atmosphère délétère s’est installée un partout dans les communes où opèrent les pasteurs chrétiens.

Le tribunal saisi

Pour prévenir des affrontements intra-communautaires, le maire de Tièrè, Adama Traoré, a saisi le préfet et le procureur de Koutiala. Ces autorités n’ont pas levé le petit doigt. Ce qui a permis aux pasteurs de poursuivre leur office dans le village de Tono Djonbougou. Là, c’est le chef de village lui-même, Sékou Dembélé, qui sera accusé de sorcellerie par les pasteurs. Dembélé ne se laisse pas faire; se sentant blessé dans son honneur, il porte plainte pour diffamation devant le tribunal de Koutiala. Il demande que  les pasteurs soient condamnés à une peine de prison, mais aussi à 500. 000 FCFA de dommages et intérêts. Sera-t-il entendu ? En attendant, comme les prévenus n’ont pas été arrêtés, ils continuent de vendre leur potion anti-sorcier à 5000 FCFA.

 

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Article : Mali : la liberté d’expression menacée
Droits humains
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19 août 2016

Mali : la liberté d’expression menacée

J’avais, il y’a quelques mois dis à un ami que la disparition du journaliste du « Sphinx », Birama Touré, constituait une sérieuse menace qui planait sur la liberté d’expression au Mali. Cet ami ne voulait pas croire à une menace qui planerait sur la liberté d’expression au Mali. Pour argumenter son point de vue, il m’a ramené au discours du président de la République Ibrahim Boubacar Keita, prononcé au peuple, après avoir pris part à la marche de soutien aux journalistes de « Charlie Hebdo ».

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Dans ce discours mon président expliquait qu’il a participé à cette marche pour magnifier la liberté d’expression qui est un pilier de la démocratie. En outre, IBK promettait de mettre tout en œuvre pour défendre la liberté d’expression et protéger les journalistes. Ce discours n’a pas permis de fléchir ma position. Cette semaine, l’interpellation du chroniqueur radio surnommé « Ras Bach» est venu réconforter ma conviction sur la menace qui planait sur la liberté d’expression. Ce nommé « Ras Bach » qui d’ailleurs avait été présenté à tort comme un bloggeur. Mais très vite, nous bloggeurs du Mali avons mis les pendules à l’heure en prouvant qu’il n’était pas un de nous.

Sur les réseaux sociaux, un groupe spontané de jeunes s’est formé pour demander la libération de « Ras Bach ». Réunis devant le tribunal où se tenait l’audience du chroniqueur, ces jeunes ont eu un accrochage avec la police. Ces heurts ont occasionné la mort d’un manifestant et plusieurs blessés. Ces jeunes ayant remis les manifestations pour le jour suivant, le gouvernement de mon pays n’a pas trouvé mieux que de faire censurer les réseaux sociaux par les 2 opérateurs de téléphonie. Oui, vous ne rêvez pas ! Depuis le mercredi 17 août 2016, les réseaux sociaux ne fonctionnent pas au Mali.

Une atteinte grave à la liberté d’expression. Cet énième acte posé par notre gouvernement a poussé mon ami en toute responsabilité à me donner raison. La tentative de musellement de la presse et nous autres blogueurs par le gouvernement malien vient de prendre une proportion inquiétante avec cette censure. Ce billet, je l’écris pour prendre à témoin l’opinion nationale, internationale et les défenseurs de la liberté d’expression que la liberté d’expression est en danger au Mali. Pour l’instant, nous autre utilisateurs des réseaux sociaux comme « Facebook » et « Tweeter » prenons notre mal en patience.

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C’est la vraie marque d’un philosophe que le sentiment d’étonnement

Auteur·e

L'auteur: Guindo Abdoulaye
Je me nomme Abdoulaye Guindo, diplômé de l’École Normale Supérieure, option Philosophie. J’évolue déjà dans le domaine du journalisme. Cependant, la ligne éditoriale du journal m’empêche d’écrire certaines choses qui pourtant doivent être dénoncées, voila pourquoi,je me suis lancé dans le blog. J'espère ainsi contribuer à soigner l'image de mon pays.

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9 mars 2017
Le mouvement jeune et citoyen malien « Trop, c’est trop » à Kidal
12 octobre 2017
Enquête sur le Mali, un Etat qui a perdu toutes ses dents
3 novembre 2017
Article : Comment les déchets médicaux sont traités au Mali
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26 août 2017
Voyage à Tombouctou: Ce que le blogueur a vu et entendu
1 août 2017
Article : De la démocratie en pays pauvre et illettré
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28 juin 2014
Promotion du blogging et des réseaux sociaux au Mali : « Doniblog » lance le projet « Impact Mali »
30 juillet 2015
Article : Cube alimentaire «Bara Muso»: le fabricant écoule des produits périmés
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10 novembre 2015
Article : Faire les élections sans Kidal, car elle n’est plus Malienne
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18 septembre 2015
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