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Togouna News
Article : La Minusma ou le paradoxe malien
Droits humains
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7 octobre 2015

La Minusma ou le paradoxe malien

Après la libération des régions nord du Mali par la force Serval, l’ONU créa la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma). Créée le 25 avril 2013 par la résolution 2100 du Conseil de sécurité des Nations unies, la Minusma a pris le relais de la Mission internationale, de soutien au Mali sous conduite africaine (Minusma) à partir du 1er juillet 2013.
Depuis son déploiement, la Minusma par ses agissements est l’objet de plusieurs griefs de la part des Maliens. Un malentendu assez profond s’est installé entre la Minusma et les Maliens. Sur la base de ce malentendu, les Maliens demandent à travers des marches de protestation le départ pur et simple de la mission onusienne. Cependant, j’ai relevé dans cette hostilité vis-à-vis de la Minusma un paradoxe, que j’appelle le paradoxe malien.

En effet, la plupart des Maliens qui demandent le départ de la mission le dimanche sont les mêmes qui le lundi déposent des demandes d’emploi dans les services de celle-ci. A côté de cette forte demande d’emplois des chômeurs maliens, les différentes associations de mon pays inondent les bureaux de la Minusma de sollicitation de financement pour leur projet. Que dire des nombreux prestataires de service du Mali qui soumissionnent aux offres de la mission.
Mon grand-père aimait à me dire qu’on ne pouvait pas aimer une chose et son contraire. Malheureusement, l’attitude de nous Maliens pourrait parfaitement illustrer cette assertion de mon grand-père. Vu que l’ensemble du peuple malien souhaite que la Minusma, aide le Mali à reconstruire son Etat et à faire prévaloir son autorité sur toute l’étendue de la République dans le respect de son intégrité territoriale, j’estime que l’idéal serait de faire pression dans ce sens. C’est là, la question fondamentale.

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Article : Burkina Faso : Quand la transition donne un prétexte aux putschistes
Droits humains
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19 septembre 2015

Burkina Faso : Quand la transition donne un prétexte aux putschistes

« Au lieu d’en vouloir à l’endroit, où tu as chuté, tu ferais mieux de t’en prendre à là, où, tu as trébuché » dit un adage de chez moi. Cette assertion pourrait bien illustrer la situation qui prévaut actuellement chez mes frères du Burkina Faso. En sentinelle de la démocratie, les hommes intègres, au risque de leur vie tentent d’empêcher le coup d’Etat perpétré par Gilbert Diendéré. En fervent démocrate, je suis de cœur avec le peuple Burkina et condamne avec fermeté cette façon de prendre le pouvoir. Cependant, je comprends les putschistes. Ce coup de force serait –il arrivé à un mois des élections, si la transition avait joué franc jeu ? Je dis non. La gestion partial de la transition par le président Michel Kafando, justifie à plus d’un titre le putsch.

 

C’est suite à une insurrection populaire que le peuple avait mis fin au règne du président Blaise Compaoré. Propulsé à la tête du pays comme président de la transition, Kanfondo et son équipe avaient pour mission d’organiser des élections inclusives. Je ne sais pour quelle raison, la transition a accumulé des erreurs. La première a été d’exclure des candidats sous prétexte qu’ils ont servi l’ancien régime de Blaise Compaoré. Avoir servi un ancien régime ne constitue pas à ce que je sache un crime. La constitution du Burkina Faso dans son article 12, stipule : « Tous les Burkinabè sans distinction aucune, ont le droit de participer à la gestion des affaires de l’Etat et de la société. A ce titre, ils sont électeurs et éligibles dans les conditions prévues par la loi ».

 
On comprend, alors que la mise à la touche de certains candidats par les organes de transition a donné un prétexte au Régiment de sécurité présidentielle (RSP). Seul le peuple souverain du Burkina Faso avait le droit d’exclure ces candidats par un vote sanction. Rousseau, ne nous disait –il pas que le seul Etat légitime est celui où le peuple exerce lui-même la souveraineté. La seconde erreur commise par les organes de la transition a été leur ferme volonté de dissoudre le RSP. J’estime que seul un président légitimement élu puisse envisager de le faire. Accumulant, les erreurs, les organes de la transition, sans le savoir donnaient un prétexte à tout putsch. Sans offrir un chèque en blanc au général Diendéré, je n’ai aucune raison de douter de ses motivations.

 

Pour l’instant, sans connaitre les personnes qui seront les prochains tenants de cette nouvelle transition qui s’ouvre, je souhaite que la leçon soit retenue. Pour éviter de revenir en arrière, la médiation conduite par le président Sénégalais, Macky Sall, doit exiger qu’elle soit conduite par des démocrates et des vrais. Car, seul le peuple doit trancher, et seuls les vrais démocrates le savent. Pour l’instant, il ne nous reste plus qu’à prier pour le repos de l’âme des personnes mortes pendant les manifestations et souhaiter prompte rétablissement aux blessés.

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Article : Faire les élections sans Kidal, car elle n’est plus Malienne
Droits humains
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18 septembre 2015

Faire les élections sans Kidal, car elle n’est plus Malienne

 

Après trois reports successifs, les élections communales et régionales doivent se tenir au Mali, le 25 octobre prochain. Ces élections tendent inéluctablement vers un énième report. Tel est, en tout cas le souhait exprimé par plusieurs acteurs engagés dans le processus. L’opposition, la majorité présidentielle, une partie de la société civile et la Coordination des mouvements de l’Azawad, disent toutes non à la date du 25 octobre.

 
Les raisons avancées sont entre autre l’insécurité dans le nord du Mali et dans une partie du centre. Dans ces conditions, comment battre campagne ? Comment sécuriser les opérations de vote ? Entre les structures de l’Etat (ministère de l’administration territoriale, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et la Délégation générale aux élections), favorables au maintien de la date du 25 octobre et les pros reports, j’opte pour le camp des premiers.
En effet, pour qui connait mon pays, le Mali, il n’y a jamais eu de problème du nord. Par contre, il n ‘y a toujours pas eu un problème Kidal. Lorsque les hommes politiques de mon pays veulent parler de Kidal, ils emploient le qualificatif « nord », comme de peur d’heurter la sensibilité de certaines personnes. Je dirai plus haut, ce que ces hommes politiques poltrons pensent très bas. Il s’agit de tenir les élections dans les autres localités du nord sans Kidal. Cette localité ne sera jamais prête pour ne pas dire qu’elle est devenue irrécupérable pour les autorités maliennes. Nous avons perdu Kidal.

 

Oui, je pèse mes mots, le Mali a de moins en moins de chance de récupérer la région de Kidal. Les raisons ? Après avoir chassé l’armée de Kidal, la CMA fait la loi dans la cité. Elle interdit même toutes opérations électorales sur le territoire de l’Azawad, oubliant son engagement à reconnaitre l’intégralité du territoire Malien. En outre, Kidal faisant l’objet d’enjeux géostratégique est verrouillée à double tour par les forces française et onusienne.
Que dire de l’accord d’Alger qui prévoit le désarmement et le cantonnement des combattants, sans qu’ils ne soient encore effectifs. La communauté internationale, garante de cet accord ne pipe mots. Aucune, autorité politique n’a le droit de mettre les pieds à Kidal sous prétexte que les conditions sécurités ne sont pas réunies. Pourtant, je vois les leaders de la CMA parader dans rues de Bamako à bord de véhicules de luxe. Pour tous les Maliens qui rêvent d’un Mali unifié doivent se réveiller de leur long sommeil. Kidal ne fait plus partie du Mali.

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05. sept.
2015
Droits humains
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Violations des droits de l’homme au Mali : la justice transitionnelle pour soulager les victimes

Du jeudi 3 au vendredi 4 septembre 2015, les hommes de médias du Mali (journalistes et certains blogueurs ont pris part a un atelier de formation sur le concept de la justice transitionnelle. Organisé par le programme conjoint des Nations unies d’appui à la promotion des droits de l’homme au Mali (PDH), cet atelier avait pour but d’expliquer aux hommes de médias le concept de justice transitionnelle et solliciter leur contribution dans sa mise en œuvre.

Après cet atelier, je me suis engagé à accompagner mon pays dans cette quête de justice. Pour matérialiser mon soutien, une série de billets sera publiée sur mon blog traitant de tout sur la justice transitionnelle. Ce présent billet situe le contexte qui a conduit à la mise en place d’une justice transitionnelle et ce qu’il faudrait entendre par ce concept. Vous n’êtes pas sans savoir qu’au cours de l’année 2012, mon pays le Mali a connu la page la plus noire de son histoire.

Cette page noire a été marquée par les pires violations des droits de l’homme notamment en 2012. Que d’images de viols commis sur les femmes, d’amputations et de lapidations. Que dire de l’image de nos soldats ligotés, puis tués de sang-froid par balle ou égorgés et souvent éventrés. Sans oublier les pillages des écoles, des centres de santé, des sites historiques et de tous les symboles de l’Etat. Face à ces nombreux cas de violations des droits humains, les autorités du Mali étaient devant un dilemme : quel chemin choisir entre la justice et l’impunité ? Bien évidemment elles ont opté pour la voie de la justice.

Cependant dans cette volonté de rendre justice, les plus hautes autorités et acteurs de la société civile ont très vite compris que notre appareil judiciaire n’était pas préparé à faire face à ce besoin de justice. C’est ainsi qu’il a été envisagé la mise en œuvre d’une justice transitionnelle. Justice transitionnelle ! C’est quoi ce machin-là ? C’est l’ensemble des divers processus et mécanismes mis en œuvre par une société pour tenter de faire face à des violations des droits de l’homme commises en vue d’établir les responsabilités, de rendre la justice et de permettre la réconciliation. Selon, Maurice Kamto : « Elle est une justice de passage vers autre chose, vers un ailleurs stabilisé où l’on retrouve la normalité de la justice traditionnelle dans ses logiques institutionnelles ».

Cette justice est dite transitionnelle parce qu’elle s’inscrit dans un contexte de transition; par exemple, d’une dictature à un système démocratique, d’un Etat de conflit à un Etat de paix, comme le cas de mon pays. La justice transitionnelle repose sur 4 piliers fondamentaux qui sont : le droit de savoir, le droit à la justice, à la réparation et le droit aux garanties de non-répétition. Ce premier billet sur la justice transitionnelle s’arrête ici, avec la promesse que le prochain tentera d’expliquer le type de justice transitionnelle qui conviendrait à mon pays le Mali. En effet, la justice transitionnelle n’a pas de modèles parfaits et ses mécanismes peuvent prendre des formes multiples qui varient en fonction du contexte.

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Article : Journée mondiale du blog au Mali : « Doniblog » continue la promotion
Droits humains
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1 septembre 2015

Journée mondiale du blog au Mali : « Doniblog » continue la promotion

Le lundi 31 août 2015,le monde entier a célébré la journée internationale du Blog. Au Mali, nous blogueurs, surtout les  membres de l’association « Doniblog » l’avons fêtée. Si dans certains pays cette célébration a été festive, moi et mes amis l’avons célébrée autrement. Vu que le phénomène du blogging est méconnu sous nos tropiques, l’association a mis à profit cette journée pour faire connaître le blogging à nos concitoyens. Quel pouvait être le créneau idéal pour toucher le plus grand nombre de Maliens ?

Après moult réflexions, je suis arrivé à la conclusion avec mes collègues que les radios libres sont écoutées par 70 % des habitants. Ainsi, pour cette journée, on a décidé de passer par ce canal pour expliquer ce qu’était un blog, un blogueur, etc. Nous avons sollicité et obtenu un temps de parole sur les ondes de 2 radios : la radio nationale « Chaîne 2 » et la radio de la Mission des Nations unies au Mali, la radio « Mikado ».

Sur ces 2 radios, j’ai eu le privilège d’expliquer aux auditeurs ce qu’il fallait entendre par le concept « blog ». Il a aussi été question de la différence entre un blogueur et un journaliste, sans oublier les avantages et les risques qui sous-tendent cette activité. Le journaliste de la radio « Mikado » en homme averti n’a pas manqué de constater que le blogging n’était pas connu des Maliens. Belle occasion pour moi d’exposer les grandes lignes de notre projet intitulé « Impact Mali ».

Ce projet, en effet, consiste à sensibiliser constamment les jeunes du Mali sur l’importance du blog et des réseaux sociaux. En outre, ce projet reste une opportunité que notre association offre à tous les acteurs du Web de se rencontrer et d’échanger sur l’avenir des médias au Mali. Mon interlocuteur s’étonne : « Dans un paysage déjà saturé par les médias traditionnels qui sont la télé et la radio, pourquoi une telle obstination à faire la promotion de ce nouvel instrument de communication ?

Réponse : en plus d’être un élément de contrainte, les blogs peuvent et doivent servir d’outils pour le développement de nos sociétés. Les concepts « Mousser contre Ebola » et « Marre des chauffards », lancés par les blogueurs en Côte d’Ivoire, demeurent des exemples. « Avec, le blog, nous pouvons changer le monde », phrase que j’ai ajoutée en substance. Amener les Maliens à être des accrocs des réseaux sociaux, par ricochet le blogging, reste un rêve à « Doniblog». Ce rêve, nous le croyons réalisable, car certains l’ont réalisé sur d’autres cieux, pourquoi pas nous.

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Article : Pour que les océans et les mers ne soient pas des cimetières
Droits humains
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28 août 2015

Pour que les océans et les mers ne soient pas des cimetières

Pour faire fortune et surtout fuir les difficultés qu’ils rencontrent dans leur pays, plusieurs milliers de jeunes Africains, notamment de mon pays le Mali, prennent la route de l’exode. La difficulté à obtenir un visa pour accéder aux pays européens et la création de l’espace Schengen ont fait de l’émigration clandestine la seule issue pour ces jeunes. Cette forme d’immigration est cependant meurtrière.

En effet, entassés dans des barques de fortune, ces immigrés meurent par milliers.Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), 2 000 migrants sont morts ou disparus en Méditerranée depuis janvier et l’organisation indique qu’à ce rythme ce chiffre pourrait atteindre 30 000. Que faire que l’Atlantique ne soit plus un cimetière pour nos migrants ?

Malgré ces drames, j’estime que nos jeunes qui partent tenter leur chance en Europe doivent continuer de le faire. Loin de moi la volonté d’encourager l’immigration clandestine. Les quelque 4 millions de Maliens qui vivent à travers le monde transfèrent chaque année, selon, la Banque africaine de développent la somme de 456 millions d’euros. Je suis moi même fils d’immigré. Donc, je ne peux qu’encourager l’immigration, mais la régulière.

L’immigration, étant un phénomène culturel dans mon pays, il serait préférable qu’elle soit organisée. Cette organisation passe d’abord par plus de sensibilisation sur les risques de l’immigration clandestine. Je propose qu’il soit démontré aux candidats à l’immigration que l’Europe d’aujourd’hui n’est pas celle des années de prospérité où ce continent avait besoin d’une main-d’œuvre bon marché.

En outre, il faudrait créer des bureaux de recensement des candidats à l’immigration. Ces bureaux en collaboration avec les pays d’accueil pourraient faire partir ceux dont les profils correspondent aux offres d’emplois disponibles. L’essentiel est toutefois la lutte contre la pauvreté, seul remède efficace contre le drame de l’immigration.

 

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18. août
2015
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Mali : 3 millions de personnes en insécurité alimentaire

En janvier 2012, les forces obscurantistes (Mujao, Ansar Dine, Aqmi) et leurs alliés: les groupes armés indépendantistes (MNLA, HCUA, MAA, etc.) envahissaient le Mali, mon pays. Depuis, la situation humanitaire ne fait que s’aggraver.

Sous le feu des armes et la terreur des djihadistes, les populations des régions occupées n’avaient qu’une seule option : fuir. Ainsi, 90 218 personnes se sont déplacées à l’intérieur du pays et 136 821 sont réfugiées dans les pays voisins. Toutes ces personnes et celles restées sont en situation d’insécurité alimentaire. La dégradation de la situation sécuritaire après la signature de l’accord est venue augmenter les besoins humanitaires.

La dégradation de la situation sécuritaire a entraîné la fermeture de plus de 450 écoles et mis plus de 2 700 000 personnes en situation d’insécurité alimentaire. Pour secourir toutes ces personnes, les organisations humanitaires au Mali ont lancé un appel de 377 millions de dollars. Sur les 377 millions de dollars, seulement 33 % a été mobilisé soit 125 millions de dollars.

Selon, Toby Lanzer, le coordinateur humanitaire pour le Sahel, ce faible taux de mobilisation s’explique par le fait qu’il y a plusieurs crises à travers le monde qui génèrent des besoins humanitaires auxquels, il faut aussi faire face. Tout compte fait, ce faible taux à des conséquences, car la malnutrition aigüe menace 715 000 enfants à travers le pays. Dans la région de Tombouctou, cette malnutrition dépasse le seuil d’urgence. Ce constat a été fait par Toby Lanzer.

S’exprimant sur le cas de Kidal, le conférencier annonce, en collaboration avec les autorités maliennes l’ouverture des classes en octobre prochain. Pour y arriver, le coordinateur régional propose que tous les acteurs (l’Etat du Mali, les groupés armés signataires, les enseignants et parents d’élèves) soient sensibilisés afin qu’ils ne fuient pas leurs responsabilités. Pour lui, toute une génération est en voie d’être perdue. Aujourd’hui plus que jamais, pour sauver des vies, il faut que les organisations humanitaires aient les ressources nécessaires. Enfant malnutri

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30. juil.
2015
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Promotion du blogging et des réseaux sociaux au Mali : « Doniblog » lance le projet « Impact Mali »

Contribuer à la bonne gouvernance via des solutions innovantes, inciter l’innovation chez les jeunes, favoriser l’émergence de nouvelles idées, aider les jeunes à embrasser l’entreprenariat privé ce sont les principales motivations qui ont poussé des bloggeurs maliens à se réunir au sein de Donilblog ».

A l’issue d’une assemblée générale constitutive, ma modeste personne a été portée à la tète du regroupement. « Doniblog » composé du mot bambara « doni » qui veut savoir et « blog ». Par ce nom nous comptons faire de nos différents blogs des lieux d’échanges d’expériences et de connaissances. Nous avons procédé ce samedi 25 juillet 2015, à l’hôtel Salam, au lancement officiel de notre projet intitulé « Impact Mali ».

La cérémonie était présidée par Moustapha Diawara, chargé de mission au ministère de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication en présence de Sokon Sabara, directrice de la communication et du marketing du groupe Azalai et de votre fidèle serviteur. Sokon Sabara, dans son allocution dira que le groupe Azalai, au-delà de l’aspect économie, a un volet formation. D’où, la décision du groupe Azalai à soutenir le projet « Impact Mali » de l’association « Doniblog ».

Lors de cette rencontre, j’ai souligné que le blogging est méconnu des Maliens, raison pour laquelle nous nous fixons l’objectif de faire la promotion du blogging dans un cadre moderne. Notre stratégie vise à sensibiliser les jeunes sur l’importance du blog et des réseaux sociaux à travers leur meilleure utilisation.

Pourquoi le projet « Impact Mali ». Ce projet se veut être un rendez-vous mensuel pour les amoureux des TIC, entrepreneurs, innovateurs et passionnés de culture, mais aussi des personnes en quête de motivation et d’inspiration. L’activité est organisée par Doniblog en partenariat avec le groupe Azalaï hôtel qui a accepté de croire en nos objectifs. Dans ce projet, nous avons l’accompagnement du ministère de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication du Mali.

La cérémonie a été agrémentée par la prestation de nos amis slamuers. Nous nous donnons rendez-vous le 28 août prochain pour l’acte 2 du projet. Vive le blogging

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Article : Engrais frelatés la vérité sur un scandale à 60 milliards
Droits humains
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6 juillet 2015

Engrais frelatés la vérité sur un scandale à 60 milliards

Le Mali, qui est un pays à fort potentiel agricole, voit sa prochaine saison agricole menacée du fait de cette fameuse affaire d’engrais frelatés. Depuis quelques mois, des engrais frelatés ont été livrés aux agriculteurs par un fournisseur sans scrupule. Nous avons mené notre enquête pour en avoir le cœur net.

Rappel des faits

Depuis plusieurs années, le gouvernement du Mali accorde 14, 48 % du budget national au secteur de l’agriculture et injecte 60 à 70 milliards de F CFA dans la subvention des intrants. A côté des traditionnels fournisseurs d’engrais, qui ont toujours bien fait leur boulot, de nouveaux fournisseurs sont entrés par effraction dans le secteur. Ils ont fait entrer sur le territoire national des engrais de mauvaise qualité. Ces engrais avaient été, dans un premier temps, commandés par le Burkina Faso auprès d’une société de droit malien.
Lorsque le navire qui transporte les engrais accoste au port d’Abidjan, une odeur nauséabonde s’en dégage. Paniquées, les autorités ivoiriennes croient à l’arrivée d’un nouveau bateau pollueur du genre Probo Koala, qui avait déversé, en septembre 2006, des déchets toxiques dans la capitale ivoirienne, faisant plusieurs morts. Une délégation ministérielle ivoirienne se rend immédiatement au port d’Abidjan pour en savoir davantage sur le bateau suspect. Elle constate que les odeurs proviennent d’un bateau chargé d’engrais. Un échantillon d’engrais est vite analysé. Les résultats sont sans appel : les engrais sont frelatés. Il ressort des analyses qu’ils sont à base d’une roche phosphatée non réglementaire. Le taux de calcium est trop élevé (15-35ppm). Quant au taux de plomb, il est également élevé (10-20ppm). Pour ce qui est du taux de chrome, l’on note 120-160ppm, largement au-delà des standards. Ces données attestent que les produits sont non seulement mauvais, mais en outre hautement dangereux.
Le ministre ivoirien de l’Agriculture en informe, par correspondance, son homologue du Burkina Faso. Celui-ci annule la commande au moment où, plusieurs camions de 60 tonnes, chargés des dangereux intrants agricoles, quittent le Port Autonome d’Abidjan en direction du Burkina. Les camions, une fois à la frontière burkinabè, font demi-tour pour se diriger vers la frontière malienne. Le ministre ivoirien avait informé son homologue malien, Bocary Téréta, de la possibilité que les engrais soient introduits au Mali. En vain.

Les réactions

Le 25 mai, lors du Conseil supérieur de l’Agriculture, le premier à réagir à l’affaire d’engrais est le président Ibrahim Boubacar Keïta lui-même. L’hôte de Koulouba se déclare très vigilant et promet de suivre tout le processus de livraison des intrants aux paysans maliens. Il promet des poursuites contre toute personne qui livrerait des engrais frelatés. Ce discours ressemble, hélas !, à celui du médecin après la mort, car à la date du 25 mai, les engrais frelatés sont au Mali et sont même livrés à certains paysans.
Le premier ministre Modibo Keïta, lors de sa déclaration de politique générale devant les députés le 11 juin 2015, est interpellé sur la question. Il reconnaît qu’une importante quantité d’engrais frelatés a été importée. Selon lui, l’affaire est d’intérêt national et mérite une attention particulière. Il promet que les coupables seront punis : « Il n’y aura aucune impunité ! » Il annonce l’ouverture d’une enquête pour démasquer les réseaux mafieux impliqués dans le trafic.
Interpellé par le député Bakary Koné, élu à Koutiala, le ministre du Développement rural, Bocary Téréta, se défend tant bien que mal. Il dira avoir été informé de la présence des engrais par la Direction nationale de l’agriculture à travers un rapport relatif aux analyses chimiques d’échantillons réalisées par le laboratoire  » Sol-Eau-Plante  » de Sotuba en mars 2015 et des laboratoires internationaux saisis par ses soins.Le ministre reconnaît que sur 163 échantillons d’engrais prélevés en zones CMDT/OHVN, il a été révélé que 3 404 tonnes, soit 37 % des échantillons, sont hors norme.  » Un engrais hors norme ne répond pas aux critères de qualité requis. Il n’est pas d’assez bonne qualité pour corriger les carences des sols en vue d’assurer une nutrition équilibrée des cultures. Cependant, toute formule d’engrais chimique est mise au point en fonction de la composition agro-chimique des sols et des besoins des plantes. De ce fait, un engrais  » peut être de mauvaise qualité pour un type de sol, mais bon pour un autre type, précise Téréta. La déficience en éléments nutritifs par rapport aux normes fixées par les textes ne veut pas dire que les engrais sont périmés ou frelatés, comme on le dit dans certains médias de la place ou dans certains relais de groupes d’intérêt ou de pression. Ils ne sont pas non plus toxiques comme certains ont eu à le dire « . Cependant, Téréta reconnaît que la qualité de ces engrais peut influer négativement sur l’atteinte des objectifs de production du fait que les plantes ne bénéficieront pas des quantités d’éléments nutritifs nécessaires pour développer tout leur potentiel. Téréta confirme nos informations sur la lettre d’avertissement du ministre ivoirien sur la possibilité d’entrée des engrais de mauvaise qualité au Mali : « J’ai tenu, par souci de transparence, à organiser une rencontre avec tous les acteurs concernés pour leur restituer les résultats et les tenir informés de la teneur de la lettre de mon homologue de Côte d’Ivoire, qui attirait mon attention sur l’importation et la commercialisation en Côte d’Ivoire et dans la sous-région d’engrais non conformes. Cette lettre nous demandait aussi de prendre des dispositions pour protéger les producteurs qui sont les utilisateurs finaux de ces engrais « .

La seule autorité malienne à nier la présence d’engrais frelatés au Mali reste le PDG de la CMDT, Kalifa Sanogo. En deux sorties médiatiques, le PDG dira haut et fort qu’il n’existe pas d’engrais frelatés au Mali. Pour lui, les engrais fournis sont plutôt  » hors norme  » en raison du déséquilibre de certaines composantes :  » Le terme  » frelaté ne s’applique qu’aux liquides: il y a de l’huile frelatée, de l’alcool frelaté, mais le mot ne s’applique pas aux corps solides « . Aux dires du docte PDG, l’enjeu est ailleurs : le Mali doit parvenir à fabriquer ses propres produits pour ses paysans. Depuis la restructuration de la CMDT, celle-ci est, selon son patron, mise à l’écart dans le processus d’achat et de distribution des intrants. Ce volet est confié à la Coopérative des producteurs de coton présidée par Bakary Togola. Pour la campagne 2015-2016, la Coopérative a commandé 224 000 tonnes d’engrais réparties comme suit : Afrique-Auto (4000 t), Agro Tropic (400 t), Ciwara (1500 t), OPA (11 000 t), GDCM (17 325 t), Mamadou Simpara (2 396 t), Partenaire Agricole (4 000 t), SAD (1 500 t), Sangoye (1060 t), Satracom (600 t), SMIAS (500 t), Sogefert (5 569 t), SOMADECO (21 000 t), Sapam (500 t), Souad distribution (2 340 t) et Toguna Agro-industries (25 310 t). Seules 50 000 tonnes ont été livrées.  » Les échantillons prélevés l’ont été sur les 50 000 tonnes. Les engrais de mauvaise qualité étaient de 3404 tonnes, soit moins de 2 % du total analysé « , révèle le PDG.

Le PARENA accuse IBK

Le PARENA, parti dirigé par Tièbilé Dramé, se saisit du dossier en menant sa propre enquête. De cette enquête, il ressort que l’affaire est plus grave que tous les autres scandales que le Mali a connus. Selon le PARENA, le marché de l’engrais et des pesticides est la poule aux œufs d’or de certains dirigeants au Mali. Bon an, mal an, il leur rapporte des dizaines de milliards de FCFA. Pour la campagne agricole 2015-2016, le magot atteint plus de 60 milliards pour les engrais et 20 milliards pour les pesticides. Le rapport accuse :  » Les protagonistes du scandale en cours sont les deux fournisseurs: le président du syndicat des producteurs de coton, le GIE qu’il préside, le ministre du Développement rural et le président de la République. Les victimes sont : le paysan, le contribuable, le consommateur et l’Etat maliens « . Le Parena d’ajouter que Toguna, créée en 2008, s’est imposée très vite comme un opérateur majeur du marché des engrais. « Adjudicataire, à l’issue du dépouillement du 4 octobre 2014, de 136 000 tonnes sur les 247 000 tonnes (mises en compétition), Toguna a saisi officiellement le gouvernement, en novembre 2014, de la qualité douteuse des engrais fournis par la société Somadeco, le principal fournisseur. Après plusieurs semaines d’atermoiements, les autorités ont fini par ordonner des analyses en laboratoire. Pour vérifier la qualité des engrais livrés, des échantillons ont été prélevés chez tous les fournisseurs sur un total de 9 000 tonnes livrées. Les résultats provisoires, communiqués, le 8 avril, par la Direction nationale de l’Agriculture, ont démontré que 37 % des 9 000 tonnes ne correspondent pas aux normes de la Cédéao, car déficitaires en phosphate, azote, potasse et autres éléments nutritifs… ». Le PARENA estime que rien ne permet de penser que le président de la République n’était pas au courant de cette ténébreuse affaire connue de plusieurs ministres et du premier ministre depuis le début. Le président IBK, selon le parti, a reçu, le 2 mars 2015 au Palais de Koulouba, le Collectif des producteurs de coton pour la défense de la bonne gouvernance qui l’a longuement entretenu des fonctionnements de l’Union des coopératives, de la fin du mandat de Bakary Togola depuis 2013, de la violation des textes régissant les sociétés coopératives et de la mauvaise gouvernance des organisations paysannes. Le président IBK a promis aux cotonniers rencontrés qu’il allait s’occuper de l’affaire… Plusieurs mois auparavant, le 4 octobre 2014, IBK avait, selon le PARENA, reçu à Sébénicoro Bakary Togola venu lui soumettre les résultats de l’attribution des marchés d’engrais. Après s’être rassuré que les heureux bénéficiaires des contrats de milliards sont des opérateurs économiques amis, le chef de l’Etat a, toujours selon le parti du  » bélier blanc « , validé les résultats du dépouillement fait par l’équipe de Bakary Togola. Ces mêmes résultats avaient été préalablement approuvés par le ministre du Développement rural, Téréta. Aux anges, Bakary Togola quitta la résidence de Sébénicoro, escorté par deux motards de la sécurité présidentielle qui l’ont conduit à son bureau. Au regard de ces faits, le PARENA exige la démission de ministre du Développement rural, Bocary Tréta, celle de Bakary Togola, ainsi que la dissolution du GIE que ce dernier dirige. Les accusations du PARENA ne doivent, peut-être pas être prises pour argent comptant puisque le parti est encarté à l’opposition; cependant, il convient que le chef de l’Etat réagisse pour mieux édifier les Maliens.

Les procureurs se prononcent

Dans un communiqué rendu public le 22 juin, l’Association malienne des procureurs et poursuivants (AMPP) s’est dit suivre avec attention l’affaire des engrais. L’AMPP exige des poursuites judiciaires contre les auteurs de ce trafic et marque sa défiance envers toute enquête parlementaire.

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C’est la vraie marque d’un philosophe que le sentiment d’étonnement

Auteur·e

L'auteur: Guindo Abdoulaye
Je me nomme Abdoulaye Guindo, diplômé de l’École Normale Supérieure, option Philosophie. J’évolue déjà dans le domaine du journalisme. Cependant, la ligne éditoriale du journal m’empêche d’écrire certaines choses qui pourtant doivent être dénoncées, voila pourquoi,je me suis lancé dans le blog. J'espère ainsi contribuer à soigner l'image de mon pays.

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